le millepertuis et les herbes magiques de la Saint-Jean

le millepertuis et les plantes magiques de la Saint-Jean - vidéo

Autrefois avant la création des médicaments, les habitants des villages avaient recours aux herbes magiques de la Saint-Jean pour se guérir de toutes les maladies .

Pourquoi le millepertuis ?

Parce que toutes ses fleurs sont trouées de petits trous, on appelait ça aussi l’herbe aux mille portes.
Cette fleur est tout à fait caractéristique, d’un jaune éclatant pour faire honneur au soleil.

Elle a des propriétés médicinales exceptionnelles.
Avant, on l’utilisait aussi pour les brûlures.
Quand on mettait cette herbe dans l’huile, les fleurs jaunes devenaient rouges.
C’est pourquoi on l’appelait aussi « plante du sang » parce qu’il y avait la théorie des signes sur les plantes médicinales.
C’est-à-dire que le nom des fleurs étaient donné par leur forme ou par leur couleur.
Dieu a mis à travers les plantes les signes pour soigner les maladies de la terre.

Cette plante, on vient maintenant de l’analyser et on trouve qu’elle a des vertus exceptionnelles.
A tel point qu’en Allemagne, on cultive le millepertuis, qui sert à faire pas mal de médicaments.

On fait des bouquets de Saint-Jean avec le millepertuis auquel on ajoute l’immortelle et l’orpin que les Catalans appellent la plante « mort-i-viu ».
C’est-à-dire la plante qui va de la vie à la mort.
Pourquoi cette plante représente la vie, notamment, et pourquoi on la met dans les bouquets.
Bien entendu pour ses nombreuses vertus médicinales, mais surtout, comme on prend la plante en bouton, elle va fleurir au milieu des bouquets.
On tresse de petites croix ou des couronnes le jour de la Saint-Jean.

En principe le « mort-i-viu » allait dans le cœur de la croix et représentait toute un symbolisme de l’homme à la vertical avec ses possibilités et ses vertus.
Sur le plan horizontal aussi, la croix étant un symbolisme et religieux et en même temps ésotérique.

Pourquoi cueillir ces plantes, le jour de la Saint-Jean?

Parce que la Saint-Jean, c’est le jour le plus long de l’année, donc c’est le jour où il y a le plus de lumière.
Les plantes connaissent aussi la lumière, mieux que nous encore.
Sachant que nous allions vers l’apothéose de la lumière, c’est-à-dire le jour, le plus long.
Les anciens prétendaient que ce jour-là, dans toutes les plantes médicinales, dit de la Saint-Jean.
C’est-à-dire les 27 plantes notamment, il y avait des vertus exceptionnelles

Ce bouquet de la Saint-Jean qu’on appelait aussi le bouquet de la « bonne aventure » et ce bouquet , c’est un bouquet, porte bonheur.
Et beaucoup de gens croyaient en ce bouquet guérissait certaines maladies.
D’ailleurs, les gens étaient persuadés du bonheur de ce bouquet, qui le mettait au-dessus des portes.
Au-dessus, des portes de leur maison pour qu’ils aient plusieurs fois dans la journée à passer devant ce bouquet « porte bonheur ».

Des témoignages qui ont été recueillis sur la Saint-Jean, nous avons de nombreux témoignages.
Comme les gens qui étaient allé au matin de la Saint-Jean et qui ont guéri des maladies de peau qui étaient presque incurables, en se roulant le matin de la Saint-Jean, complètement nue, dans la rosé.
Il y a de nombreuses maladies de peau qui avaient été guéries avec cette pratique au matin de la Saint-Jean.
Il y aussi des gens qui vont se baigner à la mer après minuit jusqu’au lever du jour, pour recueillir l’écume de 7 vagues continues.

On arrose la maison avec cette eau de la mer et des écumes des vagues.
Il y a de nombreuses coutumes autour de la Saint-Jean qui petit à petit disparaissent.
Et pourtant, autour de ce feu, les gens se réunissaient, c’était un acte de foi, le fait d’être au bord du feu.

On ramassait le tison qui était au bord du feu et on le mettait au bord de la cheminée chez soi, au-dessus d’une petite pierre.
Ce tison empêchait la foudre de toucher la maison.

On décorait les fontaines, maintenant on dit : « l’eau, l’eau, il faut la respecter », mais les anciens, on n’avait pas besoin de leur dire que l’eau était vitale, puisque le soir de la Sain-Jean, ils vénéraient les fontaines.
Ils allaient apporter leurs bouquets autour des fontaines.
Ils se réunissaient et faisaient des ablutions autour des fontaines le soir de la Saint-Jean.

On a perdu tous ces gestes, qui étaient des gestes d’amour.
On se réunissait avec la famille avec les enfants, c’était un moyen de se rassembler.
Et de donner et de s’offrir les uns aux autres ce fameux pain de la Saint-Jean.
La coupe de la Saint-Jean qui existe encore dans beaucoup de régions, où ce jour-là, on se partageait le pain.
C’était un acte de foi, aussi de se partager le pain.

Les bergers aussi avec leurs troupeaux, le matin de la Saint-Jean, leur faisait traverser 3 fois la rivière.

Dans les fermes, on sortait toutes les volailles, les vaches, les veaux, les moutons.
Il fallait que les animaux broutent l’herbe où il y avait la rosée de la Saint-Jean.
Et en effet, cela évitait à tous ces troupeaux de prendre la maladie, comme la maladie du charbon ou tous autres maladies que pouvaient avoir les moutons.

On signale même dans le Vallespir à Banat à côté du Tech un petit village de manade, le témoignage d’un berger qui s’était endormi le soir de la Saint Jean.
Et qui n’avait pas pu faire sortir son troupeau de moutons pour brouter, justement le matin de la Saint-Jean, pour aller brouter l’herbe.
Nous avons eu ce témoignage où tous les bergers qui avaient sorti leurs moutons ont échappé à l’épidémie de charbon, sauf ce berger endormi qui a vu son troupeau décimé.
Il était le seul qui n’avait pas amené son troupeau le matin de la Saint-Jean, à paître la rosé.
Les autres bergers semblaient être protégés par cette tradition.

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